AssLOLjournalism
Quant à Hollande, il faudra déployer des trésors de mauvaise foi pour en faire l’homme de la gauche caviar. (…) Le véritable Hollande a compris qu’une élection se gagne aujourd’hui en se fondant sur les valeurs républicaines du peuple français et non sur les aspirations modernistes du social-libéralisme.

Laurent Joffrin, Le Nouvel Observateur, 23 février

En effet, seule la ”mauvaise foi“ peut prouver que Hollande est “l’homme de la gauche caviar” et du “social-libéralisme”. Ou une bonne recherche sur Google.

Visiblement, en matière de Hollandisme primaire, Joffrin veut rivaliser avec Demorand.

Mais vous aurez toujours des gens pour fantasmer. Pour vous expliquer que le monde des médias est une planète opaque, avec sa boîte noire et ses complots sous-jacents. Et que les patrons de presse constituent une oligarchie à la botte des puissants. Bref, que tout est pipé, que tout n’est que complot.

Laurent Joffrin, L’Express.fr, 16 janvier

Interroger Joffrin pour laver l’honneur du journalisme… Autant appeler Jacques Servier pour défendre l’industrie pharmaceutique.

(Citation remarquée par l’ami @mbellec)

@Laurent_Joffrin, l’ancien observateur des médias

Arrêtons les préjugés. Le Nouvel Observateur n’est pas le magazine des bobos mondialisés sans morale ni identité. L’hebdomadaire rassemble encore des personnes attachées aux vraies valeurs de la France vraie.

Laurent Joffrin, l’auguste (l’adjectif pas le clown) patron du journal, en est le meilleur exemple. Il y a quelques temps sur Twitter, il remettait à sa place @Peultier, un contributeur d’Acrimed au comportement un peu trop familier.

Parce que sur Internet, il y a plein de gens malpolis qui disent plein de gros mots. Laurent Joffrin, si lettré et cultivé, en est choqué.

Pour dénoncer ces sagouins, M.Joffrin prend son courage (et son clavier) à deux mains et écrit des éditos au vitriol. Il faut bien que quelqu’un éduque la masse numérique.

Dans son dernier laïus, il évoque le rôle qu’a pu jouer la Toile dans les attentats d’Oslo. Pour lui, sans être le responsable direct de ces massacres, Internet a fondé une véritable “école de la haine”, terreau propice à toutes les dérives.

“La Toile recèle des forums de ce genre dans tout le continent. Sous l’apparence du défoulement verbal, c’est une école de la haine qui s’est ouverte à l’échelle européenne. Une école dont Anders Behring Breivik était l’élève assidu.”

Il est vrai qu’en lisant les éditos du patron du Nouvel Obs, on ne risque pas de prendre des cours à l’Ecole de la haine. Pour l’Ecole du rire, c’est moins sûr.

Il y a un parfum de 1830 dans cette chute d’un fantoche renversé par des gavroches, dans cette révolution à la française au cœur du Maghreb, dans ces trois Glorieuses déclenchées par Internet et les militants des droits de l’homme, avec un Charles X aux cheveux teints qui monte en avion comme jadis on fuyait en calèche.

Laurent Joffrin sur la fuite de Ben Ali, Libération, 15 janvier

Ces Arabes, pour une fois qu’ils font quelque chose de bien, ils ont tout piqué aux Français.

Joffrin n’aime pas les banquiers… Sauf son patron !

Libé consacre sa Une du 4 décembre au bank run lancé par l’ex-footballeur Eric Cantona. Celui-ci a proposé qu’on retire tous ensemble notre argent placé en banque. Des internautes ont proposé la date du 7 décembre.

Dans son éditorial, Laurent Joffrin, directeur du quotidien, se satisfait de cette opération et explose façon puzzle le milieu bancaire.

“Mais pour le reste, quel symbole jubilatoire ! Pour une fois, ceux qui ont joué avec une totale désinvolture de l’argent des autres et refusé avec cynisme que les cabrioles de l’argent fou soient un tant soit peu maîtrisées, connaîtraient un début de sanction.”

Mais il y a un banquier qui a les faveurs de Laurent Joffrin (et inversement). C’est Edouard de Rothschild, actionnaire de référence de Libération, héritier et banquier d’affaires.

Dans le même quotidien, on lit cette note :

“Claude Perdriel, président du Nouvel Observateur, et Edouard de Rothschild, président du conseil de surveillance de Libération, (…) ont ‘décidé d’engager une discussion en vue d’une collaboration entre les deux titres et chargé Laurent Joffrin, directeur de Libération, d’étudier les possibilités de coopération’.”

Wikileaks : Joffrin a le cerveau transparent

Libération revient sur la polémique Wikileaks. Ce site, spécialisé dans la diffusion de documents confidentiels, a fourni à plusieurs médias internationaux (dont Le Monde, concurrent de Libé) des mémos secrets envoyés à Washington par les ambassades américaines.

Dans sa Une du 02 décembre, Libé dénonce, via Umberto Eco et Elisabeth Roudinesco, “les excès de la transparence” révélés par Wikileaks.

Cette Une fait suite à une chronique de Bernard Guetta parue la veille dans le même journal.

“Aucun devoir journalistique, surtout, n’imposait de les publier alors qu’elles avaient été volées sans motif supérieur et que le secret qui les couvrait n’était pas illégitime car, quoi qu’en disent les défenseurs de la transparence, l’exigence de confidentialité peut être fondée.”

Pourtant, le 30 juillet 2007, Libération, par la plume de son directeur Laurent Joffrin, avait une toute autre idée sur la nécessité de transparence.

“Comme le citoyen pense qu’on lui cache tout et qu’on ne lui dit rien, il exige qu’on lui dise tout et qu’on ne lui cache rien. Les médias deviennent un panoptikon, cette figure architecturale circulaire donnant au pouvoir regard sur toute chose, dans laquelle Michel Foucault voyait une antichambre du totalitarisme. La démocratie y gagne parfois.”

Mais il faut dire que Joffrin abordait un toute autre sujet que la diplomatie US : la vie privée de nos politiques.

“Si la vie privée influe de toute évidence sur la vie publique, il n’est pas mauvais que le citoyen sache. Quand l’homme public joue de son intimité pour séduire, il ne peut s’étonner qu’on vienne y regarder de plus près.”

En gros, la transparence serait une bonne chose selon le sujet… Ou selon le média qui le scoop ?

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Ségolène Royal est officiellement candidate aux primaires du PS. L’annonce a bouleversé plus d’un commentateur politique. Il y a encore quelques jours, ils croyaient encore au “pacte” entre elle, Aubry et DSK. Retour sur une farce politico-médiatique.

Sources : Marie-Bénédicte Allaire puis Alba Ventura, RTL, 25 et 27 novembre ; Christophe Jakubyszyn et Jean-Jacques Bourdin, RMC, 29 novembre ; Sylvie Pierre-Brossolette et Laurent Joffrin puis Yannick Falt, France Info, 29 novembre.

(Montage par moi-même)

Off de Sarkozy : Joffrin joue (pour une fois) le mouchard

Belle Une racoleuse vendeuse de Libé en ce 24 novembre.

Le quotidien publie l’intégralité de la conversation entre Nicolas Sarkozy et des journalistes qui s’est tenue le 19 novembre lors du sommet Otan/Russie à Lisbonne. Des propos initialement en Off, c’est-à-dire non-attribuables au Président.

Durant cet aparté, le chef de l’Etat a comparé les articles de presse l’impliquant dans le Karachigate à des accusations de pédophilie à l’encontre de ses interlocuteurs. Un démenti par l’absurde en somme.

Avant Libé, d’autres médias avaient brisé ce Off : Médiapart, L’Express et le JDD. Libération, sur son site, a été le premier a publié l’enregistrement audio de ces propos.

Dans son éditorial, Laurent Joffrin, directeur du journal, estime que cette sortie “vient surtout ponctuer un réquisitoire contre les journalistes qui pose question”.

Soit. Mais il y a autre chose qui “pose question” dans cette affaire. Libé précise dans un autre article :

Depuis qu’il fait de la politique, Nicolas Sarkozy est un adepte du Off. Pour le plus grand bonheur des journalistes qui ont souvent profité de ses confidences. Depuis qu’il est président, les Offs se sont raréfiés mais perdurent. Les journalistes conviennent alors de sourcer les propos rapportés par des formules du type ‘l’Elysée affirme que…’”

Alors pourquoi le Off a-t-il été brisé cette fois-ci et pas à d’autres occasions ? Sur quels critères un ou des journalistes décident de dévoiler une telle conversation “privée” ? 

Un beau débat que Libé devrait ouvrir. A moins que Joffrin préfère vendre du papier plutôt que des infos.

Une de Libération du 05 novembre.

“‘Non au quotidien quotidien’ : cette formule publicitaire qui figure en ‘sur couverture’ de Libération entre en résonance avec l’identité de notre journal. (…) Une bonne manière, nous semble-t-il, de conjuguer presse et publicité, dans le respect de chacun.”

Laurent Joffrin, directeur du journal
Et voici comment Monoprix, la marque promue, “entre en résonance avec l’identité” de Libé.

“Difficile, depuis samedi après-midi, de faire ses courses au Monoprix de la rue du Faubourg-Saint-Antoine (Paris 11e). Difficile, parce qu’une quarantaine de salariés dissuadent les clients d’entrer. Encore plus difficile quand on connaît les raisons de leur grève. Tout y passe : harcèlement moral, discrimination raciale, mais aussi précarité et non paiement des heures supplémentaires.”

Libération, 28 juin 2006

“Catherine, salariée à Monoprix Opéra, enchaîne: ‘Si on se plaint de cette faible augmentation, c’est parce que le Smic va être augmenté normalement de 2,8% en juillet. Ce qui signifie que nos salaires augmentent moins vite que le salaire minimum.’”

Libération, 11 avril 2008

Une de Libération du 05 novembre.

“‘Non au quotidien quotidien’ : cette formule publicitaire qui figure en ‘sur couverture’ de Libération entre en résonance avec l’identité de notre journal. (…) Une bonne manière, nous semble-t-il, de conjuguer presse et publicité, dans le respect de chacun.”

Laurent Joffrin, directeur du journal

Et voici comment Monoprix, la marque promue, “entre en résonance avec l’identité” de Libé.

“Difficile, depuis samedi après-midi, de faire ses courses au Monoprix de la rue du Faubourg-Saint-Antoine (Paris 11e). Difficile, parce qu’une quarantaine de salariés dissuadent les clients d’entrer. Encore plus difficile quand on connaît les raisons de leur grève. Tout y passe : harcèlement moral, discrimination raciale, mais aussi précarité et non paiement des heures supplémentaires.”

Libération, 28 juin 2006

“Catherine, salariée à Monoprix Opéra, enchaîne: ‘Si on se plaint de cette faible augmentation, c’est parce que le Smic va être augmenté normalement de 2,8% en juillet. Ce qui signifie que nos salaires augmentent moins vite que le salaire minimum.’”

Libération, 11 avril 2008